mardi 17 mai 2016

Un an tout pile !



Bon bah voilà : un an jour pour jour que je n'ai pas écrit la moindre ligne sur ce blog ! Je crois qu'il faut se rendre à l'évidence, l'envie m'a désertée. Et comme je suis déjà bien assez obligée de me forcer sur certains sujets parfois, je ne vais pas à en rajouter en faisant de ce blog une contrainte... L'aventure fut belle et je lui reste attachée, c'est pourquoi je ne le ferme pas. Déjà, pour garder une trace de tout ce que j'y ai publié et des échanges que j'y ai eu avec vous à travers les commentaires et puis, qui sait, l'envie pourrait revenir un jour, peut-être...  



Je ne vous abandonne pas pour autant et continue à vous lire avec plaisir et à puiser des idées sur vos blogs même si je commente moins. Et je poste encore quelques avis dans un style beaucoup plus lapidaire sur ma page Facebook sur laquelle vos comms sont les bienvenus...

                    

dimanche 17 mai 2015

Indisponible !



Comme vous l'avez peut-être constaté, ici depuis un moment c'est le silence radio : pas de news, zéro chronique de lecture, même mini ! 


Ca ne risque pas parce que je n'ai même plus le temps de lire, 2/3 pages à peine par jour, et du coup je perds le fil, je n'accroche même pas... et ce n'est pas parti pour s'arranger, avec tous ces ponts en mai, ma grosse saison de boulot a bel et bien déjà commencé... à (bien) plus tard donc !


mardi 7 avril 2015

Voir du pays (Delphine Coulin)




















Merci à Cathulu d'avoir reparlé de ce bouquin pour sa sortie en poche et de me l'avoir ainsi remis en mémoire, je l'avais noté à sa sortie mais complètement oublié depuis dans les tréfonds de ma LAL et ça aurait été vraiment dommage de passer à côté ! Le thème, assez inhabituel déjà : la guerre du point de vue des femmes soldates est admirablement traité, sans faux semblants, sans voyeurisme mal placé mais sans non plus aucune concession. Le retour à la vie civile après 6 mois passés en Afghanistan comme engagées volontaires s'annonce dur, très dur, pour Marine et Aurore, deux amies qui se connaissent depuis toujours. Et leur amitié semble ne pas devoir y survivre alors que chacune tente de faire face à sa façon, comme elle peut, aux traumatismes vécus, aux séquelles inévitables, aux cauchemars récurrents, aux désillusions et au dégoût... 
Un roman fort, intelligent et sensible, que j'ai vraiment adoré...

A lire aussi : le billet de Clara.

vendredi 3 avril 2015

La peau de l'ours (Joy Sorman)

















J'ai eu envie de lire ce livre car son précédent: Comme une bête, qui parlait d'un boucher, m'avait carrément scotchée ! Bon là, il s'agit d'une créature mi ours-mi homme puisqu'elle résute de l'accouplement d'un ours brun avec une jeune fille !!! Soit... Au fil du temps, le héros du roman penchera de plus en plus du côté ours, oubliant presque tout de ses gênes humains. Décidément, Joy Sorman semble avoir une véritable fascination pour les animaux et pour les rapports que les humains entretiennent avec eux mais autant Comme une bête m'avait intéressée et fascinée, autant là, je me suis un peu ennuyée, d'autant plus que je n'y ai pas retrouvé la belle écriture portée par un souffle incroyable qui m'avait tant plu la première fois...

Le billet récent de Sandrine qui n'est pas beaucoup plus enthousiaste que moi mais Sibylinne est conquise...


mercredi 1 avril 2015

Vongozero (Yana Vagner)

















Irrésistiblement tentée par Cuné il ya quelques mois, je me suis enfin lancée dans cette traversée apocalyptique d'une Russie dévastée, en plein hiver ! Le pourquoi ? Une épidémie qui décime la population et progresse à vitesse grand V sans que rien ne semble pouvoir l'arrêter. Le comment ? 11 personnes qui cherchent à échapper, regroupées dans 4 voitures, à la vague mortelle qui progresse derrière eux et s'enfuient en urgence sur les routes avec pour but une maison cachée, isolée sur un lac à l'autre bout du pays où ils seront enfin, pensent-ils, en sécurité. Dans ces voitures, Anna et son fils adolescent, son mari depuis 3 ans : Sergueï, l'ancienne épouse de celui-ci ainsi que son fils de 5 ans, des voisins et connaissances sans affinités réelles...Tension psychologique entre les personnages obligés de cohabiter dans ces circonstances dramatiques, angoisse incessante face aux dangers environnants, perte des repères et de la morale habituelle, dénuement, instinct de survie, tout cela m'a passionnée, d'autant plus que c'est si réaliste, si ancré dans un quotidien ordinairement banal, que ça fait vraiment peur. On se dit que ça pourrait arriver, n'importe où, demain ! Mais autant vous prévenir, c'est lent, très lent, tout comme ce voyage qui n'en finit pas... pourtant je ne me suis pas ennuyée une minute et, tout comme Cuné, je l'ai dévoré !!!


samedi 28 mars 2015

Le contrat (Donald Westlake)

















Très alléchant, le thème de ce thriller qui démarre avec l'étrange marché que passent deux auteurs de romans, l'un vendant beaucoup, l'autre plus du tout ! Instructive, la description du fonctionnement aberrant sur lequel repose le monde de l'édition américain, New-Yorkais en particulier. Intéressant pour ceux qui aiment les auteurs, comme nous, le récit des affres de la création, de l'angoisse de la page blanche et du cruel manque d'inspiration. Bref, malgré quelques invraisemblances, le sujet est suffisamment excitant pour se laisser prendre au jeu mais n'attendez pas d'action sur un rythme trépidant : après un démarrage musclé, c'est plutôt lent, bien que je ne me sois pas ennuyée, essentiellement basé sur la tension psychologique...


dimanche 22 mars 2015

Jerôme Ferrari (Le principe)

















Je ne serais jamais au grand jamais allée spontanément vers ce livre, vu l'argument principal, si je n'avais pas lu les billets enthousiastes des copines, celui de Papillon en particulier qui a su me convaincre avec ces mots : "Que les lecteurs allergiques aux sciences dites « dures » ne prennent pas leurs jambes à leur cou aux mots de quantique, d’atome et de théorème : la physique quantique n’est pas l’objet de ce livre. L’objet de ce livre, ce sont les deux pôles entre lesquels l’humanité ne cesse de balancer depuis toujours : violence et beauté." car allergique et totalement hermétique aux mathématiques et à la physique, c'est bien mon cas ! Mais, effectivement, Le principe va bien au-delà de ça, et toute la partie sur la seconde guerre mondiale m'a vraiment intéressée. Mais ce que je retiendrai, ce qui me restera, c'est la beauté indéniable de la langue. Jerôme Ferrari, ça c'est un écrivain !


samedi 21 mars 2015

Deux gouttes d'eau (Jacques Expert)

















Il y a du bon (pas mal) et du mauvais (un peu) dans ce thriller psychologique ! Pas de crimes à répétition déjà donc pas de descriptions horrifiques à part celle du seul et unique meurtre qui ouvre l'intrigue. Des personnages aux personnalités fortes, marquantes, autour de la paire de jumeaux machiavéliques.Un imbroglio dans lequel tout le monde, enquêteurs compris, se perd à loisir. Beaucoup de noirceur , peu de gentils et de bons sentiments... Mais, de grâce, pourquoi ces redondances dans le campement du décor, l'étude psychologique des personnages et même le déroulé de l'enquête ? On a compris une fois pour toutes que le bureau du flic principal a une porte capitonnée ou un canapé  toujours encombré pour de bonnes raisons, le mode de fonctionnement entre le principal et l'adjoint, la vénération de toute la brigade pour le chef atypique etc... etc... Mis à part ces bémols qui m'ont agacée parfois, il faut aussi porter à son crédit une fin réussie, du moins selon moi, ce qui n'est pas donné à tous les thrillers !


jeudi 19 mars 2015

Et tu n'es pas revenu (Marceline Loridan-Ivens)

















J'ai retrouvé dans ce livre l'essentiel de ce que l'auteur en avait déjà dit à François Busnuel lors de son interview exclusive à la Grande librairie qui m'avait captivée ! N'importe, je voulais absolument le lire et le garder aussi... parce qu'il fait partie des INDISPENSABLES !
Un témoignage aussi court que puissant, un ton incroyable qui évoque tout autant l'après que le pendant et ça, c'est plus rare, à lire absolument...